Illustratrice et vidéaste, Stéphanie Sarley est une artiste provoquante qui n’hésite pas à utiliser le sexe comme véhicule viral pour faire passer son message avec ses "vidéos d'art de fruits", qui sont apparues sur Instagram à partir de la fin de 2015. Elle a attiré l'attention et la controverse lorsqu'elle a partagé une vidéo délicieusement obscène dans laquelle elle est en train de doigter une orange sanguine.

 Puis elle a continué jusqu’à aujourd’hui dans la même idée, avec d’autres fruits et légumes. Ses vidéos au rayon des primeurs sont tout aussi explicites que du porno humain et ont l’immense avantage d’être beaucoup drôles. De plus, en illustration, elle est connue pour avoir créé une série de "vagins parlants" et une série d’étranges orchidées sexuelles appelés "Orcunts" et "Crotch Monsters". 

Elle continue de repousser ses limites avec sa nouvelle exposition virtuelle, I Dream in Digital. En réfléchissant au soi virtuel, elle a créé un espace de galerie en jeu dans lequel la réalité virtuelle et les médias sociaux se rencontrent. Bien que différente des vidéos de sexe de fruits, cette exposition conserve la qualité féministe, absurde et viscérale qui définit son travail.

"Ce qui me motive, c’est de considérer, en ce qui concerne l’histoire des beaux-arts, le manque de représentation et la valorisation de l’art féminin. Où sont les femmes maîtres ? Et beaucoup de femmes les plus connues de l'histoire connaissaient quelqu'un ou étaient la maîtresse, l'épouse ou le membre de la famille de quelqu'un de riche ou d'un artiste masculin. J'ai grandi sans femme maître. Cela fait partie de ce qui me motive, ayant grandi dans une culture aussi sexiste. Donc, je pense que s'il y a un but et un besoin pour que votre travail soit appliqué à un sens plus profond, communiquer cela avec l'art est une excellente façon de vous exprimer."