Tout est relatif, c’est une évidence. Mais quand on peut visualiser cela clairement et que tout est bien rangé, c’est juste fascinant. C’est la très bonne idée qu’a eu Alvaro Gracia Montoya sur sa chaine Youtube “MetaBallStudios“. Son but est de nous rendre appréhendables les tailles relatives des choses dans le fourbi du monde qui nous entoure, une sorte de data visualisation complètement limpide et ludique. 
Pas étonnant que ce soit un franc succès en millions de vues. 

Comme Àlvaro est bon en visualisation 3D, il lui suffit de récupérer les datas des tailles et profondeur des épaves de navires, des émissions de CO2 par pays, des tailles de vaisseaux spatiaux dans les films de sci-fi, des quantités de déchets plastiques par pays, et d’arriver à faire rentrer tout ça dans un petit film. Ce qui ne doit pas être si facile du tout. C’est devenu sa spécialité à Àlvaro, il est devenu un grand comparateur de tout à la fois dans notre monde réel et fictionnel
Et comme c’est un peu dans sa seconde nature à l’humain de tout comparer, et bien, la chaine MataBallStudios a maintenant un million d’abonnés addicts du comparatif et les vidéos grimpent facilement dans les millions de vues. (Pour sa vidéo du million d'abonnés ci-dessous, Alvaro a empilé une bonne partie de ses modèles 3D sur une "table", c'est assez amusant).
Et oui, une idée évidente, ça marche bien. Il suffit de l’avoir …

Du coup, on a eu envie de savoir comme elle lui était venue cette idée à Àlvaro. Et il a très gentiment répondu.
Àlvaro : "J'ai commencé il y a environ 10 ans parce que j'aimais vraiment faire des effets spéciaux. À cette époque, je faisais du contenu sur YouTube, des vidéos de jeux vidéo appelées Machinimas. (Une machinima est un film réalisé dans un environnement virtuel à la fois tridimensionnel et généré en temps réel). J'aimais inclure des effets spéciaux, c'est comme ça que j'ai commencé à découvrir la 3D. J'ai commencé en autodidacte avec des tutoriels YouTube, puis j'ai commencé à étudier le cinéma et les VFX".

Àlvaro : "À un moment de crise créative, je ne savais pas vraiment quoi faire. J'ai essayé plusieurs types de vidéos liées à l'animation 3D (j'ai essayé de faire des courts métrages, des vidéos scientifiques, des vidéos surréalistes...). Il y avait déjà des comparaisons sur les planètes et les étoiles. J'ai décidé d'essayer la même chose mais avec des vaisseaux de science-fiction. La vidéo a eu du succès, j'ai décidé d'en faire de plus en plus petit à petit. Jusqu'à un certain moment où j'ai décidé de concentrer ma chaîne uniquement sur cela".
Taille relative des monstres du cinéma : 

Àlvaro : "La façon de travailler avec ces vidéos est la même que pour n'importe quelle animation 3D, en privilégiant seulement les échelles de taille. J'utilise des programmes comme Cinema 4D ou 3Ds Max. J'y crée toute la scène, puis je la complète dans After Effects. Obtenir les modèles 3D est généralement le plus complexe, si je ne peux pas les trouver sur internet, je les achète ou je les fais moi-même. La première étape est toujours la recherche d'informations, en essayant d'être le plus rigoureux possible et en regardant des sources sérieuses. J'attache également une grande importance à la musique, j'aime générer une bonne ambiance à la vidéo, même quand c’est possible, utiliser des thèmes connus pour les vidéos de fiction".
Taille relative des astéroïdes : 

Àlvaro : "L'inspiration me vient toute seule quand je m'y attends le moins, je note toujours toutes les idées qui me viennent ou que les fans m'envoient. Comme j'aime être au courant de beaucoup de choses, il m'est donc plus facile de trouver des idées sur des sujets variés".
Alvaro aime aussi faire des vidéo en auto-dérision comme avec cette "Prohibited Comparison" ou "Comparaison interdite".
 

Taille relative des émissions de CO2 : 

Comme la chaine vient de passer le million d’abonnés, il nous reste à parier que Alvaro Gracia Montoya va bien finir par faire un comparatif 3D des chaines youtube par popularité, mais laissons-le grossir encore avant. 
En attendant voici la taille de la météorite dans le film "Don’t look up", effectivement il vaut mieux avoir quitté la terre au moment de sa rencontre. (On ne spoilera pas plus …)